FINANCES COMMUNALES

LA VÉRITÉ DES CHIFFRES SELON BERCY

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

La situation des finances de la commune a été un grand sujet de débat  au cours des six années qui viennent de s’écouler.

D’un côté, le maire socialiste sortant loue une gestion rigoureuse et des résultats satisfaisants, de l’autre, l’opposition n’a  eu de cesse de dénoncer une gestion catastrophique en évoquant une situation proche de la faillite. Mais il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans les arguments des uns et des autres, surtout en période électorale.

Alors, sans polémique possible,  nous vous proposons de juger sur pièces, et des pièces irréfutables et incontestables. Les chiffres viennent en effet du site Internet du ministère des finances (http://www.collectivites-locales.gouv.fr/) qui publie tous les ans les comptes officiels des communes. Précisons que ces chiffres sont donnés en euros par habitant.

Chacune et chacun pourra donc facilement vérifier la véracité de ce que nous publions. Il s’agit d’un comparatif entre les deux dernières années complètes des deux derniers mandats, 2007 et 2012.

Il faut noter que les chiffres 2013 ne sont pas encore connus. Traditionnellement, depuis 2002, le compte administratif de l’année précédente était adopté en février. Comme par hasard,  cette année, le maire a décidé de l’adopter…après les élections. On se demande pourquoi ? Passons !

 

 

 

2007

2012

 

 

 

 

 

Mandat

Jachimiak

Mandat

Jacquet

Différence

Charges de fonctionnement

848

1122

+32%

+37%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dont personnel

 

408/48,07%*

557/49,59%*

Subventions versées

120

63

- 48%

Subventions reçues

260

113

-57%

Remboursement TVA par l’État

51

12

-76%

Excédent brut de fonctionnement

153

15

-90%

Capacité d'autofinancement

138

21

-85%

Endettement

408

567

+39%

* : Part des dépenses de personnel

dans les charges de fonctionnement

 

 

     
             

Même si les chiffres parlent d’eux-mêmes, il est utile d’apporter quelques commentaires et précisions. Alors, pour en savoir plus, voila quelques explication.

  • Charges de fonctionnement : Ce sont les dépenses courantes de la mairie. Elles ont donc explosé durant le mandat, augmentant de 1,2 millions d’euros en 6 ans. Et pourtant, aucun nouveau service n’a été créé, les bâtiments communaux n’ont pas été entretenus et la qualité du service public ne s’est pas améliorée.
  • Dépenses de personnel : A son arrivée, Richard Jacquet avait martelé que le taux des dépenses de personnel laissé par son prédécesseur était insupportable ! 6 ans plus tard, malgré le licenciement d’agents en situation précaire, malgré les suppressions de poste (tel que le chef cuisinier du restaurant scolaire), malgré le non remplacement des agents quittant la collectivité, ce taux frôle désormais le seuil des 50%, considéré comme dangereux. Il faut dire que dans le même temps, des recrutements clientélistes ont eu lieu.
  • Subventions versées : Les chiffres sont clairs. Ce sont les associations, les clubs, la crèche, le centre de loisirs, l’école de musique… bref tous ceux qui font vivre la commune qui ont souffert de cette politique.
  • Subventions reçues : Ce sont les subventions versées par l’état et les diverses collectivités pour aider la commune à investir. Deux raisons à cette baisse. La 1ère est évidente, la mairie n’a eu aucun projet structurant, donc pas de subventions importantes. La 2ème réside dans le fait que même sur les plus petits projets, les demandes, les dossiers ont été refusés, car mal montés et mal présentés.
  • Remboursement de TVA par l’État : Une mairie peut se faire rembourser la TVA sur ses dépenses d’investissement. Cette baisse s’explique par le fait que depuis 6 ans notre commune n’investit plus !
  • Excédent brut de fonctionnement : C’est, comme dans le budget d’un ménage, la différence entre les recettes et les dépenses. Cet excédent est essentiel dans une mairie, car c’est avec lui que l’on peut investir. Depuis l’arrivée de Richard Jacquet, les recettes diminuent, et les dépenses augmentent. Résultat, en fin d’année, il n’y a aucun excédent, voire certaines années, un déficit.
  • Capacité d’autofinancement  et endettement: C’est la conséquence des chiffres précédents. Nous dépensons trop en fonctionnement, notre excédent est nul, nous n’avons plus de ressources propres pour investir. Par ailleurs, nous ne sommes pas subventionnés. Nous sommes donc obligés de nous endetter ! L’endettement en soi n’est pas forcément négatif, quand il s’agit de s’endetter pour construire des équipements. Le plus grave ici est que le recours à l’endettement sert à boucler les fins de mois.

Plus de commentaires seraient superflus ! Le constat se suffit à lui-même.

L’heure doit être maintenant au sursaut et au redressement de la commune. Si l’on ne réagit pas, nous allons vers la mise sous tutelle par la chambre régionale des comptes Il nous faut inverser cette tendance dès maintenant.

Nous ferons très prochainement nos propositions en ce sens, mais d’ores et déjà, nous voulons affirmer que nous n’ajouterons pas au matraquage fiscal national un matraquage local supplémentaire. Le rétablissement des comptes de la commune  se fera donc sans augmentation d’impôts durant le mandat.

 

         ALORS, LE 23 MARS, UN SEUL TOUR, UNE SEULE SOLUTION

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